les boucles

La boucle 1 crée des dispositifs alliant figure humaine, matière et gestes qui montrent grâce à l’hybridation des deux médiums un passage entre apparition et disparition en boucle. La Photo/Vidéo, ajoute aux notions de Temps et d’Espace de la photographie («instantané», «fixe» et «figé») les notions de «vitesse», «distance» et «métamorphose» propres à la vidéo. La Vidéo/Photo ajoute aux notions de Temps et d’Espace de la vidéo («vitesse», «distance» et «métamorphose») les notions «d’instantané», de «fixe» et de «figé» de la photographie.  Les supports photographiques et vidéos et leurs présentations participent à la dynamique d’Aller/Retour entre apparition et disparition, le passage, et à l’hybridation des deux médiums en atténuant leurs distinctions caractéristiques : toutes les vidéos sont au format 1/3, au milieu de l’écran, comme des vidéos de photographies en format portrait. Les supports sont des moniteurs vidéos avec des cadres fins, comparables à des caisses américaines ou à des encadrements, de manière à établir une correspondance visuelle avec les photographies.

 

La boucle 2 crée des dispositifs animé par une dynamique de répétition qui soumettent les œuvres de la boucle 1 au temps pour élargir le passage d’une boucle à l’autre et en parallèle continuer l’hybridation des médiums. Ils orientent vers la disparition du sujet au profit d’une accumulation de la matière dans l’obscurité. La représentation tant dans le visuel que l’outil dans son utilisation sont altérés. Les gestes, les matières et la lumière maintiennent leurs dynamiques du dispositif de base qui permettent l’aller/retour entre apparition et disparition cyclique qui contribue à la lecture de ce passage en boucle. Les œuvres étant les photographies des photographies et les vidéos des vidéos de la boucle 1, la qualité du visuel baisse. Les supports photographiques et vidéos et leurs présentations participent à la dynamique d’Aller/Retour entre apparition et disparition, le passage, et à cette accentuation de l’hybridation en atténuant encore plus leurs distinctions caractéristiques : suppression des cadres des deux médiums et présentation des moniteurs vidéos à la verticale, au format 9/16, image en plein écran.

 

Les supports photographiques et vidéos des deux boucles et leurs présentations participent à la dynamique d’Aller/Retour entre apparition et disparition, l’élargissement du passage, et à l’accentuation de l’hybridation des deux médiums dans le passage d’une boucle à l’autre.

 

La boucle 3 crée des dispositifs animés par une dynamique de répétition qui soumettent les œuvres de la boucle 2 au temps pour continuer d’élargir le passage d’une boucle à l’autre et annuler totalement la distinction entre les deux médiums. Ils orientent encore plus vers la disparition du sujet au profit de la matière dans l’obscurité. En photographie et en vidéo l’accumulation des éléments des dispositifs des boucles viennent remplacer la figure orientant la figuration vers l’abstraction. La qualité du visuel baisse encore, montrant des oeuvres qui sont les photographies des photographies et les vidéos des vidéos de la boucle 2.  Les gestes, les matières et la lumière maintiennent leurs dynamiques du dispositif de base qui permettent l’aller/retour entre apparition et disparition cyclique qui contribue à la lecture de ce passage en boucle. Les nouveaux supports photographiques et vidéos et leurs présentations participent à la dynamique d’Aller/Retour entre apparition et disparition, le passage, et à annuler la distinction entre les deux médiums. Leur hybridation supprime totalement leurs différences caractéristiques : les photographies tout comme les vidéos sont projetées sur une feuille de papier photographique blanche contrecollée sur Dibond. La lumière du projecteur fait apparaître davantage les images obscures. Le maintien de la dynamique d’apparition permet d’établir un lien et une continuité avec la boucle 1 afin que la totalité de l’oeuvre fonctionne avec une lecture en boucle.

 

Les supports photographiques et vidéos des deux dernières boucles et leurs présentations participent à la dynamique d’Aller/Retour entre apparition et disparition, l’élargissement du passage, et à l’annulation de la distinction des deux médiums dans le passage d’une boucle à l’autre.

 

 

 

 

l’oeuvre

Avec des dispositifs alliant figure humaine, matière et gestes, le travail en hybridant la photographie et la vidéo et en altérant la représentation permet d’élargir le temps et l’espace pour rendre visible un passage entre apparition et disparition de la figure humaine dans une dynamique en boucle.

 
La production des images suit un fil conducteur qui donne une lecture de l’ensemble du travail semblable à celle d’un livre avec un début et une fin. La totalité des images constituant ainsi une seule oeuvre. La transformation des médiums et l’altération de la représentation se fait de façon progressive divisant le temps en 3 chapitres organisant l’oeuvre en 3 parties désignées par l’artiste comme des boucles. Chaque partie est nommée boucle en relation à la dynamique de va et vient entre apparition et disparition qui réunit l’ensemble des oeuvres. Chaque boucle regroupant photographies et vidéos est constituée de 37 séries ou oeuvres photographiques et de 23 séries ou oeuvres vidéos. Boucle 1: 2010 à 2018 Boucle 2: 2018 à 2022 Boucle 3: 2022 à 2025.